En effet, il y a une erreur dans ce titre. Le burn out, ainsi que le bore out et le brown out ne sont pas reconnus officiellement comme des maladies professionnelles, mais comme des pathologies psychiques liées au travail. En 2017, Benoit Hamon avait comme promesse de campagne « faire reconnaître le syndrome d’épuisement professionnel, dit le « burn out », comme une maladie professionnelle ». Cette mesure permettrait de faire reconnaître les entreprises comme responsables de la souffrance au travail de leurs salariés. « Elles seront contraintes soit d’en assumer le coût (soins, prévention), soit de modifer en profondeur leurs méthodes de management. En 2018, une proposition de loi sur le burn-out à l’intiative de la France Insoumise a été étudiée.

Ces syndromes, le burn out, le bore out et le brown out, ne sont pas reconnus comme des maladies professionnelles, mais ils sont bien présents dans notre société. Quels sont exactement ces syndromes ? Quels sont leurs effets sur nous ? Comment les diagnostiquer ? Et comment les prévenir ?

Le Burn Out

D’après Juritravail.com, 12% des actifs présentent un risque de burn out.

Le burn out est le plus connu de tous. Ce syndrome d’épuisement professionnel est le mal professionnel de notre siècle. Liée au quotidien professionnelle, cette situation de mal être est physique et psychique. Cette pathologie est différente d’une dépression ou bien d’un surmenage.

Il est possible de faire reconnaître le burn out en tant que maladie professionnelle même si c’est une maladie « hors tableau ». D’après le code de Sécurité Sociale, il faut réunir deux conditions : la pathologie doit être essentiellement et directement causée par le travail, et a entrainé une incapacité permanente partielle (IPP) égale ou supérieur à 25%.

Les symptômes du burn out

Plusieurs symptômes existent durant un burn out. Souvent, cette pathologie débute par un manque de concentration, des troubles du sommeil et une détérioration du rapport aux autres. Puis d’autres symptômes plus conséquents peuvent apparaître, tels que des douleurs musculaires, une variation de poids, des problèmes cardiaques…

Le déni est l’associé du burn out. Les personnes touchées par cette maladie ont du mal à se l’avouer.

« C’est un burn out » Que faire ? 

Il faut accepter le burn out, ne plus nier. Cette pathologie étant liée au quotidien professionnel, il faut en parler à ses supérieurs.

Le burn out pouvant être reconnu par la sécurité sociale comme une maladie, il faut consulter un médecin afin de prendre le temps et le traitement nécessaire pour le surmonter. Le repos est le maître mot à la guérison. Un arrêt de travail avec comme traitement, se détendre et dormir.

Mais, comment prévenir le burn out ?

Pour ne pas sombrer, il faut donner au travail sa juste place. Il y a la vie professionnelle et la vie personnelle. Il ne faut surtout pas oublier cette dernière. Prendre du temps pour soi est primordial (faire du sport, sortir avec des amis). Il faut apprendre à « couper du travail » lorsque l’on rentre chez soi le soir. En télétravail, cela peut être plus difficile, mais des astuces existent (avoir une pièce dédiée au travail, avoir un téléphone professionnel…).

De plus, si vous sentez que vous avez une charge de travail trop importante ou bien des délais trop courts, la communication est la clé. Savoir en parler à ses supérieurs peut tout arranger. D’ailleurs la communication interne, la cohésion, la prise de recul ainsi qu’une bonne organisation sont indispensables pour le bon déroulement d’une vie en entreprise.

Il faut savoir équilibrer entre la vie professionnelle et la vie personnelle. Lorsque l’on est sous tension au travail, il peut être nécessaire de s’offrir un temps particulier. Accorder un moment à sa passion : la peinture, un instant en famille, la moto, le basket…

Comment savoir ?

Plusieurs tests existent pour détecter un burn out :

 

D’autres pathologies liées au quotidien professionnel moins connues existent.

Le Bore Out

Cette pathologie engendrée par l’ennui au travail est encore peu connue en France.

Le syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui est le contraire du burn out. Les personnes atteintes par cette pathologie se sentent souvent coupables et honteuses car elles ont un travail, mais elles s’ennuient alors que d’autre s’y sentiraient épanouies. Elles ont donc du mal à en parler.

L’ennui, la démotivation, l’anxiété, l’isolement, la culpabilité, la tristesse sont des symptômes du bore out. Ces personnes ressentent un désintérêt pour leur travail et une insatisfaction et frustration permanente. Elles ne se sentent pas utile, et perdent leur estime de soi car elles pensent être sous-évaluées.

Afin de sortir de ce mal être, plusieurs solutions existent. Tout d’abord il faut l’identifier et définir son origine. Pourquoi je me sens aussi triste dans mon travail ? Pour cela, consulter un médecin est la meilleure solution. Puis, pour surpasser cette pathologie, il faut en discuter avec sa hiérarchie pour trouver une autre fonction au sein de l’entreprise qui correspondrait au salarié ou bien faire évoluer son poste actuel et l’adapter à ses capacités. La dernière solution est de trouver un autre travail dans une société différente.

Le manager a un rôle important pour éviter un bore out à ses collaborateurs. Il est responsable de l’évolution de son équipe. Lorsqu’il remarque un potentiel sous-exploité, il doit le mettre en avant et l’utiliser pour perfectionner son équipe et leurs projets. Puis, il doit valoriser chaque projets aboutis.

Le Brown Out

Le brown out peut se traduire par « manque de jus ». Lorsque l’on est atteint d’un brown out, l’énergie nous manque. Dans notre esprit, notre travail n’a pas de sens. Si ce que nous faisons n’apporte rien, nous sommes persuadés que notre travail n’a pas de valeur. Nous avons le sentiment d’être inutile. Dans une grande entreprise, nous pouvons vite nous sentir inutile. Notre travail se noie dans la masse. Les questions que se pose le plus souvent une personne atteinte d’un brown out est : « Si je n’étais pas là, est-ce que cela se ressentirait au sein de l’entreprise ? », « Mon travail apporte-t-il quelque chose à l’entreprise ou à mon client ? ». Le salarié veut travailler, il est dans la capacité de travailler, mais il trouve son travail et son rôle absurde. Son manque de motivation devient conséquent, il refuse de s’investir et son absentéisme devient régulier. La solution la plus fréquente est la reconversion professionnelle.

Le manager du bonheur

Une personne existe pour éradiquer ces maladies du monde professionnel : Le Chief Happiness Officer.

Le rôle du Chief Happiness Officer est de mesurer le bien-être au travail des salariés de l’entreprise et de le déployer. En mettant en place une réelle communication avec tous les salariés et des actions pour instaurer une qualité de vie au travail, il reconnait les symptômes, prévient et élimine le burn out, le bore out et le brown out.